Tronc d’arbre couché et couvert de mousse, d’où s’échappe la brume sous le soleil, en forêt de sapins et de hêtres.
Au fil des images

Regards sur octobre

Regards sur octobre

Octobre vient de se terminer. Avant de tourner la page, j’ai eu envie de m’arrêter un moment sur ce que mon regard a croisé au fil de ses jours. Pas une balade en particulier, pas un lieu unique… plutôt une collection de regards, posés ici et là, tout au long du mois.
Octobre a été riche en nuances. En couleurs aussi. Et c’est peut-être ce qui m’a le plus touché en rassemblant ces images : un seul mois peut avoir tant de visages.

La brume, toujours là

Il y a d’abord la Brume. Celle que j’aime tant, et qui a été présente tout au long de ce mois. Vivante, comme souvent. Elle adoucit les contours, elle ralentit tout, elle laisse passer la lumière juste ce qu’il faut. Je crois que je ne m’en lasserai jamais.
Le dernier jour d’octobre, elle filtrait encore derrière un sapin, dans une forêt au sol couvert de mousse. Un instant de grâce, comme une façon de refermer le mois par un joli cadeau. Et parfois, elle naît presque sous mes yeux, quand le soleil vient réchauffer un vieux tronc moussu et qu’un souffle s’en échappe. J’aime alors me dire que je regarde l’âme de la Forêt.

Des ciels de feu et des feuilles d’or

Et puis il y a eu les ciels. Des ciels aux couleurs inattendues, que je n’aurais pas su imaginer. Certains n’ont duré que quelques secondes, juste avant que le soleil se couche. Le temps de les voir, et déjà ils s’éteignaient. Ces instants-là, on ne les rattrape pas. On les reçoit, ou on les manque, et parfois on a le temps de les photographier.
L’automne, lui, a pris son temps. Au fil des jours, il a déposé ses couleurs,  et les feuilles vertes deviennent or. Les lumières se sont faites plus chaudes. Il suffisait parfois d’un rayon sur trois feuilles posées là pour que je m’arrête.


Les premières gelées, enfin

Il y a aussi ce que j’attendais avec impatience : les premières gelées. Elles sont enfin arrivées. J’aime ce moment où les lumières chaudes d’octobre se mettent à contraster avec le givre. Tout se redessine. Des fougères malmenées par la météo deviennent un méli-mélo abstrait, un peu fou. De petites fleurs blanches, au bord d’un chemin, gardent la tête haute et changent le givre en perles.
Le beau est partout, en toute saison. Il ne demande pas forcément de grands paysages. Bien souvent, ce qui m’émerveille, ce sont des choses qui peuvent paraître insignifiantes aux yeux de beaucoup. Un détail, une lueur, une forme que personne ne remarque vraiment. J’aime arrêter mon regard sur elles. Et jour après jour, elles continuent de m’émerveiller.
C’est peut-être ça, au fond, que j’avais envie de partager avec toi. Pas des images rares. Juste une façon de regarder ce qui est là, tout près, et qu’on oublie parfois de voir.

Novembre commence. Je ne sais pas encore ce qu’il me réservera… et c’est parfait comme ça…
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Les Carnets de brumes

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