Partir en Brumes
Partir en brumes, c'est l'invitation de cette semaine. Un voyage vers un monde fait de brumes, de légèreté, de mystère et d'émerveillement, entre l'eau, la terre, les montagnes et le ciel. Un peu d'évasion, dans un monde qui en a bien besoin.
Ce genre de spectacle ne se prévoit pas vraiment, même si quelques ingrédients “de base” doivent être présents. Il faut une nuit assez fraîche, la patience du petit matin, et parfois le soleil qui s'invite en douceur. Alors un monde qui semblait figé se transforme, seconde après seconde, en un monde vivant. Les yeux grands ouverts, je n'en rate pas une miette.
Un matin, j’ai eu la chance de voir la Forêt qui se réveillait doucement, et la Brume s'en échappait délicatement. À la jonction des cimes et du Ciel, la Brume et le soleil façonnaient une teinte entre or et rouge, avant un dégradé vers le bleu pastel du matin. La terre et le ciel, déjà réunis.
Une autre fois, à l'un de mes endroits préférés des Vosges, cette même nuit fraîche avait fait son travail sur l'eau d'une tourbière. Le soleil s'y est posé doucement, et l'eau sombre est devenue Brume incandescente. Les sapins se dessinaient en silhouette, leurs contours soudain illuminés.
Une simple balade en Forêt, sans but précis, à part celui de prendre l’air (et finalement, c’est déjà une belle chose qui se suffit à elle même). À la sortie d'un virage, la Brume m'a offert un spectacle que je n'attendais pas. Le soleil perçait à travers les branches, et tout est devenu féerie, un peu de magie, un peu de mystère.
Au bord d'un étang, un vieux ponton de bois, aux lattes déformées par le temps. Une invitation à emprunter un chemin plein de surprises. Ses quelques virages mènent vers la Lumière et la Brume, vers un peu de cet Autre Monde que je cherche à chaque sortie. C'est cette image, entre l'eau et la terre, qui donne son titre à toute la série.
Autre vision de ce Monde, dans une vallée cette fois, la Brume montait depuis le fond, glissait sur les flancs de la montagne, venait caresser la cime des arbres. Le Ciel, rempli de nuages, semblait l'accueillir. La montagne et le ciel, réunis à leur tour.
Encore une fois, il y a quelques jours seulement au bord d'un étang (j’avoue que ce sont des lieux que j’aime fréquenter), les bouleaux commençaient juste à jaunir, la saison tournait doucement vers l'automne. Leurs troncs blancs et leurs feuilles se paraient d'une fine pellicule dorée, le temps d'une scène aussi belle qu'éphémère.
Et puis cette image, depuis une montagne, face à sa voisine. La Brume glissait entre les sommets pour rejoindre le Ciel, en une seule et même couleur, comme si la montagne se dissolvait dans les nuages. J'étais là, entre deux averses, heureux d'en ressortir trempé et d’assister à cette scène.
Toute la semaine, cette même quête : l'eau, la terre, les montagnes et le ciel, réunis par la seule Brume.
Une sensation de légèreté m'envahit à chaque fois que la Nature m'offre ce genre de cadeau. Comme si le quotidien pouvait, l'instant d'un souffle de Brumes, s'envoler tout doucement, pour ne garder que la légèreté et la beauté de ce qui est agréable.
Si l'un de ces instants te parle, certaines de ces images existent en tirage d'art numéroté, tiré à trente exemplaires seulement. Tu peux les retrouver sur le site, cliquant juste en dessous.
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Les Carnets de brumes
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