Au fil des images

Septembre joue avec la lumière

Septembre joue avec la lumière

Septembre commence à peine, et déjà quelque chose a changé dans la Forêt.
 
Après un été terriblement sec, la pluie de ce début de mois a fait du bien à tout le Vivant. Je le sens dès les premiers pas sous les arbres. Une odeur particulière, que je ne retrouve qu'à cette période de l'année. La Nature reprend son souffle, respire enfin, et moi avec elle.
J’aime aller en forêt, tôt le matin, quand la brume est encore dans les vallées et glisse doucement vers les sommets des Montagnes. Un matin, le soleil a percé à travers un arbre, juste au sommet, et j'ai eu l'impression que cette lumière venait d'ailleurs. Une autre fois, les sapins semblaient jouer à cache-cache avec la brume, alors que le ciel, plus haut, gardait son bleu, presque intact. Entre les deux, tout un dégradé de couleurs, du vert “sapin” aux teintes chaudes du levant.
 
J’aime aussi ces instants où, à flanc de montagne, la brume glisse entre les cimes sans qu'on puisse deviner vraiment d'où elle vient. Une apparition. Sapins et hêtres serrés les uns contre les autres, une forêt dense, une respiration silencieuse. Et puis cette maison, perdue au milieu d'une clairière, comme si le temps s'y était arrêté. La brume l'enveloppait de silence et de mystère.
 
Et il y a aussi ces matins, où pour apprécier ces brumes, cette lumière, ces instants de calme et de sérénité, il faut savoir accepter d’être trempé. La pluie était tombée fort, quelques minutes avant. Puis le soleil a essayé de s'imposer, ou plutôt de s’inviter, entre les nuages lourds, et j'ai cherché des formes familières dans leurs contours, comme un jeu d'enfant. Je suis certain que tu le fais aussi parfois. 
 
La photo que je préfère cette semaine, je l'ai prise loin des sentiers, dans une forêt que je connais bien, mais qui ne l’es pas encore “trop”.
 
Un de mes endroit un peu secret, gardé jalousement, un peu comme les coins à champignons ou à brimbelles.
Le soleil se glissait entre les troncs, dessinant ses propres rayons au milieu des arbres. Les japonais ont un mot pour ça, komorebi, la lumière qui filtre à travers les feuilles et les branches. Je l'ai traitée en noir et blanc, pour plus d'intensité, pour plus de silence et d’admiration, encore.
Et puis ce chemin de bois que j'emprunte souvent, avec cette fois la brume comme je l'aime et la lumière venue s'inviter. Comme un passage vers un autre Monde.
 
Comment ne pas se sentir apaisé dans ces lieux. Cela renforce mon sentiment, à chaque fois, de la nécessité de préserver et de protéger cette Nature. Je vais m’y balader régulièrement, dès que je peux, mais toujours avec respect et humilité. Ne devrions nous pas tous faire ça ? Respecter …
Si l'un de ces instants te parle, certaines de ces images existent en tirage d'art numéroté, tiré à trente exemplaires seulement. Tu peux les retrouver sur le site, cliquant juste en dessous.
Envie de prolonger un peu ?

Les Carnets de brumes

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