Petit champignon dressé sur un tapis de mousse, éclairé à contre-jour par une lumière douce en arrière-plan.
Au fil des images

Sur les chemins d’octobre

Sur les chemins d’octobre

Cette semaine, j’ai eu envie de t’emmener sur mes sentiers d’octobre. Pas un itinéraire, pas une journée en particulier… plutôt une façon de marcher, au fil des balades et des forêts. Parfois la Brume s’invite, parfois c’est le soleil. Et parfois les deux ensemble, quand la lumière se diffuse à travers la brume et qu’un arbre encore couvert de ses feuilles d’automne prend une dimension presque mystique.
 

Mes sentiers d’octobre en forêt

Octobre, pour moi, c’est d’abord ce va-et-vient. De grands espaces baignés de lumière ou de brume, ces forêts que j’aime tant, où les troncs des sapins se dressent vers le ciel pendant que la Brume se glisse entre eux. L’odeur de la pluie sur les feuilles et la mousse. Des chemins qui semblent m’attirer, et je me laisse guider sans trop savoir où ils mènent.
Sur ces sentiers, il y a aussi les rencontres. Celles qu’on ne vient pas chercher et qui surprennent. Comme ces trois arbres alignés le long d’une route, aperçus alors que j’étais en chemin pour tout autre chose. Je me suis garé au premier endroit possible, j’ai traversé la moitié d’un champ… parce que, toujours et partout, il y a de quoi attirer le regard.
 

Les minuscules détails de l’automne

Et à l’autre bout de l’échelle, il y a ce que je préfère peut-être. Passer des grands espaces à des détails qui ne font parfois que quelques millimètres. Une feuille de bouleau qui se retrouve toute seule au milieu de la mousse verte, dans la forêt humide. Le contraste m’attire l’œil tout de suite. Une petite feuille posée sur un monde encore plus petit… une immensité, à leur échelle.
Un champignon minuscule, fièrement dressé, avec la lumière derrière lui. Une feuille couverte de gouttes de pluie, devant laquelle je me suis mis à genoux sans oser la déplacer, parce que chaque goutte devenait une petite loupe sur ses veines.
Ces moments-là me remettent à ma place. La Nature soigne autant le très grand que le tout petit, et c’est à moi de regarder. 
 

Oser prendre le temps de regarder

C’est ce que j’aime en octobre… et, plus largement, à chaque saison que la Nature nous offre. Rien d’extraordinaire à aller chercher très loin. Juste ce que nous avons sous les yeux, qu’il s’agisse d’une forêt entière ou d’un détail que personne ne remarque.
C’est cette manière d’apprécier les choses que je voulais partager avec toi. La beauté est partout. Encore faut-il oser prendre le temps de la regarder.
Oser, oui. Parce que s’arrêter, se baisser, se garer au bord d’une route ou rester un moment devant une feuille, ça demande de lâcher un peu le rythme du quotidien. D’accepter de se laisser surprendre, de réapprendre à s’émerveiller devant “rien”, de garder ce regard d’enfant sur ce qui nous entoure. 
 
Alors la prochaine fois que tu marches quelque part, essaie peut-être de regarder loin… puis tout près...
Si l'un de ces instants te parle, certaines de ces images existent en tirage d'art numéroté, tiré à trente exemplaires seulement. Tu peux les retrouver sur le site, cliquant juste en dessous.
Arbre encore couvert de ses feuilles aux couleurs d’automne, éclairé par le soleil qui perce à travers la brume.
Envie de prolonger un peu ?

Les Carnets de brumes

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